Architecture : Le 13ème // NOTAN Office, Beyrouth

Pendant que j’écrivais l’article City Guide sur la ville de Beyrouth, je suis tombé sur cette oeuvre de la main de NOTAN Office, et je ne savais pas si l’inclure dans la liste de base, car étant une habitation privée, elle est invisitable, mais j’ai été tellement touché par la sensibilité et la qualité de cet intérieur, que je ne pouvais pas m’empêcher de lui consacrer un article : so let’s go!

Si vous ne le saviez pas, un des piliers de l’architecture moderne du début de siècle dernier, et défini par Le Corbusier, ce sont les toits-terrassés. Jusque là, la partie supérieure des constructions n’étaient jamais utilisées, nous retrouvons ainsi, par exemple, le toit haussmannien de la ville de Paris. Mais voilà que cette révolution moderne, nous a permi de marcher sur nos têtes, et de pouvoir profiter des terrasses et des vues, souvent à couper le souffle, qui nous entourent.

Le projet du 13ème, de la main du bureau d’architecte bruxellois NOTAN, propose d’habiter la terrasse de l’immeuble, en s’adaptant à sa structure et créant ainsi un appartement ensoleillé, ouvert, et qui donne sur les toits de Beyrouth.
Il est aussi important de rappeler, que dans la capitale libanaise, mais aussi dans le reste du pays, l’eau est stockée dans des réservoirs en haut des immeubles, dans ce cas, les architectes proposent de faire un seul réservoir d’eau commun, au-dessus de l’extension.

C’est un imposant bloqué de béton que nous retrouvons posé sur le haut de cet immeuble, donnant sur toute la ville . Une brutalité architecturale qui s’adoucit grâce aux ouvertures très presente qui font que la ville s’invite à l’intérieur de l’appartement.

 

Quant à l’intérieur, il s’organise autour de deux noyaux centrals où l’on retrouve les zones humides, et de la cuisine a un extrême. La froideur du béton et du sol de marbre blanc trituré se réchauffe avec les détails en bois.

Le mobilier n’ajoute qu’air, espace et légèreté à la pièce : des couleurs neutres et des touches de bois, en plus de la cuisine, étriquée dans son coin, entièrement du même material, donne un aspect noble et qualitatif à l’espace.

 

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Jihane Meziane Ghazal

Architecture à Beyrouth (Liban) : que voir?

Architecture à Beyrouth (Liban) : que voir?

Hello there !

Long time no see, but not forgotten. 

Après une année universitaire bien chargée, j’ai entamé mon été avec quelques jours au Liban, ou j’ai eu la chance de visiter la ville de Beyrouth.

Beyrouth, coeur de tolérance et de multiculturalité, c’est vue reconstruite plus d’une fois dû aux guerres, ce qui a fait de cette ville une oeuvre architecturale historique en soi.

(si vous cliquez sur les titres, vous allez directement vers maps 😉 ) 

Beirut Terraces // Herzog & de Meuron 

L’agence suisse gagnante du prix Pritzker (pour ceux qui ne connaissent pas ce prix, c’est un peu le Nobel ou L’Oscar dans le monde de l’architecture), qu’on ne presente plus, a batti ce gratte-ciel près de Zaytouna Bay sur la corniche de Beyruth. Tel un village à la verticale, un jeu de plateforme laisse place à des terrasses (d’où le nom de l’oeuvre) très légère presque flottante qui invitent l’extérieur à l’intérieur donnant une vue panoramique sur toute la capitale libanaise et sur sa baie.

 

 

Issam Fares Institute // Zaha Hadid 

Au sein de l’Université américaine de Beyrouth (The American Univeristy of Beirut), on retrouve l’oeuvre de l’architecte irako-britannique Zaha Hadid, (gagnante du Pritzker en 2004). Le bâtiment  presque aérodynamique et en mouvement donne en plus une sensation de dureté et de froideur due au béton avec lequel il est batti.
Les détails de la maille dans laquelle se fondent les ouvertures et les fenêtres accentuent encore plus l’esprit de mouvement de l’oeuvre. Il est à la fois impressionnant, de sa hauteur, ses rampes, et ses formes inclinées qui donnent presque la sensation que l’oeuvre tiens là par magie (mais non, ne vous inquiétez pas, en plus d’être une des signatures de l’architecte, les structures et la physique sont bien de son côté aussi, vous ne risquez rien!!! ).

 

 

Beirut Souks // Rafael Moneo

De la main de l’architecte espagnol et détenant lui aussi le prix Pritzker 1996 (ex-eleve mais aussi professeur a la retraite de l’université Polytechnique de Madrid, oui oui, je l’ai déjà croisé dans les couloirs), Beirut Souks vient se placer à l’endroit où l’on trouvait avant la guerre civile les Souk de la ville. Dans la reconstruction de Beyrouth par l’action Solidere, Rafael Moneo a créer ces galeries/ centre commercial, entre espaces à plein air, galeries inspirées par les galeries parisiennes, l’architecte a su réunir modernité et tradition avec la pierre blanche que l’on retrouve dans le reste de la ville.

 

 

USJ Campus de L’Innovation et du Sport // 109 Architects & Youssef Tohmé

109 Architects et YTAA ( Youssef Tohmé Architectes and Associates) tous d’eux des bureaux d’architecture libanais basés à Beirut, se sont unis dans cette oeuvre pour L’Université Saint-Joseph de Beyrouth.
Comme s’il était creusé dans de la pierre, l’oeuvre symbolise par ses ouvertures posées de façon aléatoires les conséquences de la guerre : on retrouve en effet dans la ville beaucoup d’immeuble souffrant des coups des guerres. Des détails de moucharabieh arabe accentuent le jeu d’ombres et de lumières, donnant une touche orientale à l’oeuvre architecturale.

 

 

Aishti Foundation // Adjaye Associates 

Design de la main de David Adjaye, un architecte britannique né en Tanzanie, la galerie a comme but d’unir dans un même endroit fashion et art. Comme sorti du futur, je vous conseille vivement d’y faire votre shopping, vous pourrez profiter ainsi d’un design très qualitatif en flanants entre ses différents niveaux.

 

 

Jihane Meziane Ghazal